Prochains numéros

Le Divan Familial numéro 46 

« Les pères et leurs enfants » (printemps 2021)

A la naissance d’un premier enfant, le conjoint géniteur est qualifié de père. Cette qualification se voit confirmée à chaque naissance et, sauf cas rarissime de déchéance, elle est inamovible. La qualité de père se définit, elle, dans ses contours et son épaisseur, par des émotions, affects, fantasmes et pensées que véhiculent les liens intersubjectifs conscients et inconscients. Elle commence à se forger dès l’émergence de l’idée de famille au sein du couple, et la naissance précipite la crise identitaire corrélative.

Père légitime, père éducateur, père biologique, voilà le trépied sur quoi repose traditionnellement la paternité, les trois aspects s’incarnant dans la même personne. Dès lors que le père peut maintenant être certifié par les avancées de la biologie, il en vient presque à égaler la mère : le vieil adage «mater semper certa est, pater semper incertus est » peut être démenti. Un mauvais tour que lui joue la science ou une voie nouvelle pour dégager les versants de la paternité de leurs cadres imaginaires sociaux ? Et leur redonner toute leur portée symbolique ? Les paternités des conjoints non géniteurs, dans les couples gays, sont plus souvent revendiquées, générant un certain embarras face aux dénominations : un père gay ne sera-t-il pas diminué s’il perd sa différenciation en étant réduit à l’état de « second parent » ? 

Le champ d’intervention du pater familias d’autrefois, aux pouvoirs exorbitants, s’est réduit : l’autorité parentale est partagée avec la mère, qui en fut longtemps dépourvue. La biologie a rebattu les cartes qui attribuent la paternité. Qu’en est-il du père éducateur ? Reste-t-il le guide idéal et le modèle idéalisé nourrissant les identifications de l’enfant ? Les rapports, relations et liens entre parents et enfants ont-ils été modifiés ? La qualité de père s’acquiert, mais elle peut aussi s’éroder et faillir, bien qu’au fil du temps nul événement, pas même la mort d’un enfant, ne puisse en effacer les propriétés. Les TFP, plus qu’aucun autre abord psychanalytique, lui offrent une place de choix, une place qui est rarement récusée.

Le Divan Familial numéro 45 

(automne 2020) répond à l’argument suivant, proche de celui du colloque de la STFPIF de janvier 2020, (Les vulnérabilités familiales) : 

Penser/panser les blessures familiales 

Que l’un de ses membres soit attaqué et c’est toute la famille qui en pâtit. Les affects douloureux se propagent au sein du groupe familial, sur un mode immédiat et direct, mais aussi par le biais des liens intersubjectifs inconscients. Ils y sont liés à des fantasmes, agglutinés à des mythes préexistants, parfois enfouis et masqués parmi les contenus psychiques qui y circulent. Pour l’individu comme pour le groupe familial, l’origine de l’agression peut être interne ou externe sans que l’on puisse systématiser la nature ou l’intensité des facteurs pathogènes. Chaque famille réagit sur un mode qui lui est propre et de manière plus ou moins expressive. Chez les familles qui consultent et accèdent à une écoute psychanalytique groupale, il est souvent possible de repérer, dans l’après-coup, des facteurs de fragilité. Penser leur souffrance avec les patients, identifier ses sources et paramètres, travailler à sa métabolisation psychique, voilà des moyens qui visent à en réduire les effets délétères.  Mais des questions surgissent : La souffrance familiale serait-elle prédictible en raison d’une vulnérabilité intrinsèque ? Peut-on et doit-on tenter de prévoir et prévenir les souffrances familiales ?

Le Divan Familial numéro 44

La migration, un défi pour la famille est sur le point de paraître en ce printemps 2020. Il est le premier à être entièrement réalisé par la nouvelle équipe. Didier Pilorge devient rédacteur en chef et de nouveaux noms font leur apparition dans l’ours : Laurence Knéra, Lucien Chomy. La démission de Jeanine Sertain et celle d’Anne-Marie Blanchard étaient survenues quelques mois auparavant. Depuis lors, nous avons perdu Anne-Marie Blanchard : nous lui rendons hommage à travers la publication d’un de ses articles écrit en collaboration avec Gérard Decherf, à venir dans Le Divan familial 45 (automne 2020) « Penser/panser les blessures familiales », dont le titre même semble avoir été choisi en mémoire de ces deux collègues disparus.

Dans le numéro 44, Alberto Eiguer reste très présent, au titre d’« ancien directeur », comme membre du Comité scientifique de lecture et comme auteur.

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