Présentation

Présentation de la Société Française de Thérapie Familiale Psychanalytique

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Présentation de la Fondation de la SFTFP. Par E. Granjon.

La SFTFP fut fondée en 1995. Inscrite dans la continuité de SFPPG et de l’APSYG, cette association nationale a pour projet : de regrouper les TPF afin de favoriser les échanges au niveau des pratiques et de la théorie, d’initier des travaux de recherche dans ce domaine et de promouvoir le développement de cette nouvelle voie de la psychanalyse.
Dans la lignée de la psychanalyse freudienne et groupale, la psychanalyse familiale est née en France dans les années 80, à partir des travaux pionniers d’André Ruffiot qui ont ouvert la voie à une approche clinique et thérapeutique du groupe famille.
Encouragés par de grands ainés (D.Anzieu, R.Kaës, PC.Racamier, S.Lebovici,…) et en rapport avec d’autres pays (en particulier l’Argentine), des travaux de recherche ont permis un vaste développement de la théorie et de la pratique de la TFP, dans le respect d’une éthique psychanalytique et humaine.
La revue le Divan Familial en particulier, qui parait deux fois par an depuis 1998, et dont la notoriété reconnue dépasse nos frontières, permet la publication d’articles regroupés par thèmes.
Au sein de la SFTFP, différentes commissions ont pour fonction :
• De tisser des liens avec les associations régionales qui assurent la formation,
• D’organiser des regroupements scientifiques : séminaires, réunions par Internet, journées d’étude, colloques nationaux et/ou en partenariat avec d’autres associations…
• De maintenir des échanges avec d’autres pays, en particulier par l’intermédiaire de l’AIPCF, association internationale de psychanalystes de couples et de familles, dont elle est membre fondateur.

Quelques réflexions sur la famille et la TFP :
Comme tout groupe, le groupe familial, quelque soit sa composition et le contexte social et culturel dans lequel il s’inscrit, est formé de trois espaces psychiques : celui du sujet singulier, celui des liens intersubjectifs et celui de l’ensemble qui les tient. Ces espaces sont distincts, interdépendants et reliés entre eux permettant circulation, échanges et transformation des formations de l’inconscient. Circulation fantasmatique et mythopoïèse accompagnent les processus d’individuation.
Les liens familiaux correspondent à un espace psychique intermédiaire qui lie dans le groupe les sujets entre eux et à l’ensemble qu’ils constituent. Etablis à partir d’accords et d’alliances conscientes et inconscientes qui mettent en commun et en partage dans un intérêt mutuel des formations psychiques individuelles, les liens entre les membres de ce groupe permettent accordage, nouage, mais aussi écart et conflit.

La famille est fondée et influencée par ce qui la précède et ce qui l’entoure. Ancrée dans une culture et un environnement social dont elle dépend, inscrite dans une chaine générationnelle dont elle est un maillon, la famille participe essentiellement à la transmission-appropriation de la vie psychique et à l’élaboration des subjectivités singulières. Précédé par le groupe familial qui l’accueille et lui offre une place, le sujet est héritier, bénéficiaire et obligé, maillon de la chaine générationnelle, mais aussi serviteur de l’ensemble qu’il contribue à maintenir et perpétuer. Il est sujet du groupe avant d’être sujet singulier.
« La souffrance familiale » correspond à une pathologie des liens, favorisant confusion plutôt que conjonction entre les espaces psychiques, gênant ou empêchant les processus psychiques groupaux et individuels : on souffre ensemble ou d’être ensemble ; parfois cette souffrance est incarnée par un membre de la famille dont la fonction phorique assure une place intermédiaire pour le groupe et pour lui-même.
Dans certains cas, la famille ne peut faire face aux effets destructeurs de traumatismes ou catastrophes générationnels, à des situations de crises ou de ruptures sociales ou politiques : perte de son ancrage social, culturel, religieux, attaques des liens et des formations intermédiaires…mettent en défaut la fonction mythopoïétique de la famille. Et l’héritage transgénérationnel, parfois, impose au présent un passé non pensé, confond les temps et les espaces psychiques.
Pour aborder et traiter cette souffrance, nous proposons une situation psychanalytique groupale et constituons avec la famille ou le couple un groupe thérapeutique (le « néo-groupe »). La situation groupale et les conditions psychanalytiques de la TFP (qui impliquent cadre, règles et écoute psychanalytiques) permettent d’avoir accès aux formations de l’inconscient dans les différents espaces psychiques du groupe et à leurs points de nouages ; les nouvelles alliances thérapeutiques groupales, qui impliquent les psychanalystes, favorisent un certain dénouement des alliances familiales et la mobilisation des formations de l’inconscient « en souffrance » dans les liens familiaux qui pourront être reprises dans les liens transféro/contre-transférentiels.

L’accueil, l’écoute spécifique et l’engagement du psychanalyste familial favorisent un travail de liaison, de reprise et de transformation de ce qui, en souffrance dans les liens familiaux, est déposé ou remis en jeu dans le néo-groupe. Ce travail a des effets thérapeutiques.