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11e COLLOQUE DE LA SFTFP
« Tyrannie de la norme »
le 3e Week End de Janvier 2019, à Paris.

Présentation de la thérapie familiale psychanalytique
Alberto Eiguer

Dernière parution du Divan familial

n°36 - L’intersubjectivité, source de la subjectivation


n°37 - La famille saisie par son histoire

Prochains numéros
Numéro 38 : Culture, cultures
« Décentrée du moi individuel, la psychanalyse de couple et de famille pourrait être tentée de s’intéresser seulement à un univers psychique limité au couple, à la famille où les liens définissent les membres et les unissent dans un espace psychique partagé. Mais ses recherches théoriques et cliniques portent aussi sur la création, le maintien et le destin de la culture familiale. Celleci se réfère à une mentalité de groupe, à une éthique, des idéaux, des mythes, des légendes et des rites partagés. Ces formations psychiques s’attachent aux fantasmes et aux rêves, contribuant à édifier en chacun un sentiment d’appartenance, un socle identitaire. Si elles sont suffisamment fortes et plastiques, elles peuvent forger des êtres aptes à la rencontre interculturelle : définie et délimitée par sa culture propre, la famille offre à ses membres la possibilité de franchir ses limites, prémunis par le bagage culturel qu’elle aura constitué et qui entre dans la subjectivation de chacun. Simultanément, la perméabilité, la fonction d’écran et de filtre de l’enveloppe familiale conditionnent les échanges dynamiques avec l’environnement culturel. Celui-ci influence la famille, mais reçoit aussi les propositions qui en émanent. Les changements sociétaux et culturels ne sont pas seulement transférés à la famille ; celle-ci les intègre plus ou moins en les aménageant, de même que son contexte enregistre et recycle les nouveautés subtiles qui en émanent au fil du temps.
Aussi bien dans le cercle conjugal et familial qu’en dehors de lui, des processus psychiques recueillent et produisent des contenus qui sont des gages de stabilité en même temps que des graines de conflits. La culture de l’autre peut faire naître de la curiosité, de l’intérêt, mais peut aussi apparaître comme trop différente et susciter de la peur, voire de l’hostilité.
Peut-on repérer les conditions qui permettent le développement intrafamilial d’une assise culturelle destinée à être subjectivée ? Quels sont les mécanismes qui président aux échanges interculturels ? Quels sont les mécanismes de défense familiaux à l’égard d’un contexte péjoratif ? »

A paraitre : 39, Automne 2017 : Fantômes du futur